De l’importance de faire la route

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La semaine dernière, nous sommes partis en vacances avec des amis. Nous avions réservé depuis longtemps déjà, alors que je ne travaillai pas. Entre temps, j’ai trouvé du travail et au moment de l’embauche, j’avais prévenu que je m’absenterai une semaine. Mais le jour du départ était une date importante pour l’association pour laquelle je travaille, et j’avais très envie de participer à cette journée, de montrer mon investissement. J’ai donc proposé à mes amis qu’ils partent sans moi et que je les rejoigne en train, ma responsable étant prête à financer le billet. Mais mes amis s’y opposèrent fermement, me rappelant que j’avais cette légère tendance à surinvestir mon boulot (non ?), et que ça m’avait déjà mené tout droit au burn out, il y a de ça environ 1 an. Enfin ça c’est la version soft, la vraie version c’est : »putain tu vas pas commencer à nous faire chier avec ton nouveau job, c’est pas ta vie, ta vie c’est nous, les vacances, les enfants, l’océan, l’apéro etc » bref, ils ne m’ont pas laissé le choix. Je n’échapperai donc pas aux 7 heures de route. Du coup, je suis partie en même temps que tout le monde, avec le troupeau. C’est à dire à 8 h 15 le samedi matin, après nous être levés avec 1 h de retard, chargeant en catastrophe valises, enfants, et chien en laissant la vaisselle au fond de l’évier et les chats au fond du jardin avec une gamelle pleine de croquettes prêtes à ramollir à la première pluie. C’est seulement après 1 h de route que j’ai réalisé que nous avions oublié la poule. Tant pis, la poule est pleine de ressources, elle terminera les limaces du jardin.

6 h de route c’est long. mais quand on a pas vraiment vu ses enfants et son mari depuis 1 mois, 6 h de route pour démarrer les vacances, c’est pas si mal. Ca permet de renouer avec chacun, de réfléchir à ce qu’on attend de cette semaine de vacances, que ce soit pour les enfants ou pour les parents. Nous avons savourer le soleil sur nos visages, la bonne musique, la chienne qui tient toute la place et les copains qui nous double en rigolant. Nous avons cherché sur la carte ou nous allions, ou était l’océan. Nous avons manger des sandwichs dégoulinants sur une aire d’autoroute et les enfants se sont gavés de bonbons. Ils ont joué à pokemon go et se sont demandés si j’étais un pokemon. Ils ont retrouvés leurs potes pendants les pauses.

Prendre le train pour rejoindre les potes et la famille aurait certainement tout changé au début des vacances pour moi.

6 h de route c’est long, mais 6 h de route c’est juste ce qu’il me faut pour bien arriver.

C’est exactement ce que m’a appris cette année de pause professionnelle, mais rien n’est jamais acquis, et heureusement mes amis sont là pour me rappeler les bonnes choses.

PS:  les chats et la poule ont survécu, comme d’habitude grâce à l’intervention des grand parents

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